Millenium la série TV - 2009
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Millenium la série TV - 2009
Pour ceux qui ont aimé les 3 volumes de Stieg Larsson, il faut voir de préférence la série
plutot que les films !
Le premier film dure 150' et les deux premiers épisodes qui recouvrent cette époque
font au total 180' !!! rien à voir et la suite est àl'avenant !
6 épisodes de 90' chacun que vient de diffuser C+ en VF !
Un must !
un article du " monde des séries ":
" On a coutume de dire que l’adaptation cinématographique ne rend jamais vraiment justice à une oeuvre littéraire. Que le passage du verbe à l’image inspire au pire la déception, et au mieux une forme de doute sur la pertinence d’une telle démarche. Il y a certes des exceptions à cette règle communément admise. Clint Eastowood avait réussi une superbe version de Mystic River de l’écrivain Dennis Lehane. Nick Nolte et James Coburn étaient très grands dans Affliction adapté du roman de Russell Banks. On pourrait multiplier les exemples.
Tirer une série en six épisodes de la trilogie Millénium du Suédois Stieg Larsson constituait une excellente idée. Parce qu’il existe une connivence entre les romans policiers et les fictions télévisées. Le dernier exemple en date est le Wallander que l’acteur et réalisateur irlandais Kenneth Branagh a réussi à extraire des ouvrages d’Hennig Mankell. Deux saisons de trois épisodes d’une heure et demie chacun ont été produites. On attend également avec impatience de voir ce qu’HBO parviendra à faire des deux premiers tomes de l’American Underworld Trilogy de James Ellroy dont le projet d’adaptation a été lancé il y a un an et demi.
Les aventures de Lisbeth Salander et du journaliste Mikael Blomkvist se sont imposées comme l’un des plus récents succès internationaux de librairie. “Les hommes qui n’aimaient pas les femmes”, “La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette” et “La reine dans le palais des courants d’air” ont été vendus à 2,3 millions d’exemplaires en Suède avant d’être traduits dans 25 pays, dont la France, où le succès fut relayé par les éditions Actes Sud.
Larsson avait envisagé une épopée en 10 tomes et l’on ne peut que regretter qu’il n’ait pas eu le temps de mener à bien cette tâche gigantesque. Victime d’un infarctus en novembre 2004, l’écrivain, décédé à l’âge de 50 ans, laisse une somme de plus de 2.500 pages et un quatrième manuscrit inachevé de 320 pages qui ne devrait pas être publié. Il laisse également, en France, un débat sur la traduction qui a été faite de cette trilogie. En avril 2008, Jacques Drillon avait noté les “bourdes” commises dans la retranscription du texte en français. Cela avait provoqué une réaction des traducteurs. Chacun pourra se faire son opinion dans cette polémique un peu oulbiée. Il n’en reste pas moins que l’oeuvre en version originale est magistrale et envoûtante.
La faire passer du papier à la toile demeure une excellente idée. Le premier tome de Millénium a fait l’objet d’un film réalisé par le Danois Niels Arden Oplev et diffusé en mai 2009. Une suite est prévue dans les salles avec une deuxième et une troisième parties annoncées suivant un calendrier rapproché cet été, les 30 juin et 28 juillet. En attendant Canal+ propose à partir du lundi 22 mars (en prime-time) de retrouver Salander et Blomkvist.
Six épisodes d’une heure et demie chacun, diffusés chaque lundi pendant six semaines et qui couvrent l’ensemble des trois oeuvres. Chaque tome est composé de deux épisodes, soit donc un total de trois fois trois heures, ce qui est un minium compte tenu de l’épaisseur de l’histoire. Les deux premiers opus reprennent le film augmenté d’une petite demi-heure. C’est l’occasion de retrouver Noomi Rapace absolument magnifique dans le personnage torturé et multiforme de Lisbeth Salander. L’actrice se coule avec une facilité déconcertante dans chacune des apparences de l’héroïne et ses transformations sont d’autant plus remarquables que Michael Nyqvist incarne, lui, un Blomkvist qui ne change jamais.
Au cours de ces neuf heures, le rythme demeure soutenu, la tension ne se relâche jamais. Aucun répit n’est offert au spectateur pour lui laisser le temps de souffler. On se dit que l’on est très loin de la représentation esthétique et presque poétique de la Suède que propose Branagh dans Wallander. On est cette fois livré à un milieu urbain, hostile, privé de nature où la question première est celle de la survie avant celle de la vérité. Les amateurs de romans policiers ne seront pas dépaysés, bien au contraire. Ils se retrouveront en territoire connu.
Chez Larsson comme chez Mankell, la violence plonge ses racines dans le passé. C’est là, sous les strates du temps que se cachent des actes inavouables appartenant à une époque dont les acteurs ont tout fait pour qu’on l’enterre et qu’on l’oublie. Chez Larsson comme chez Mankell (notamment dans “Le Retour du professeur de danse”), la respectabilité est perçue comme un paravent qui dissimule une réalité moins présentable. Ils rappellent qu’un pays ne doit jamais effacer sa mémoire et que la conscience demeure l’un des fondements de la vie d’une nation. Exhumer l’histoire revient à perpétuer la conviction (et l’assurance) que personne ne peut se considérer quitte des conséquences de ses actes."
(Dessin, Martin Vidberg)
et pour rire la bande annonce en VO
plutot que les films !
Le premier film dure 150' et les deux premiers épisodes qui recouvrent cette époque
font au total 180' !!! rien à voir et la suite est àl'avenant !
6 épisodes de 90' chacun que vient de diffuser C+ en VF !
Un must !
un article du " monde des séries ":
" On a coutume de dire que l’adaptation cinématographique ne rend jamais vraiment justice à une oeuvre littéraire. Que le passage du verbe à l’image inspire au pire la déception, et au mieux une forme de doute sur la pertinence d’une telle démarche. Il y a certes des exceptions à cette règle communément admise. Clint Eastowood avait réussi une superbe version de Mystic River de l’écrivain Dennis Lehane. Nick Nolte et James Coburn étaient très grands dans Affliction adapté du roman de Russell Banks. On pourrait multiplier les exemples.
Tirer une série en six épisodes de la trilogie Millénium du Suédois Stieg Larsson constituait une excellente idée. Parce qu’il existe une connivence entre les romans policiers et les fictions télévisées. Le dernier exemple en date est le Wallander que l’acteur et réalisateur irlandais Kenneth Branagh a réussi à extraire des ouvrages d’Hennig Mankell. Deux saisons de trois épisodes d’une heure et demie chacun ont été produites. On attend également avec impatience de voir ce qu’HBO parviendra à faire des deux premiers tomes de l’American Underworld Trilogy de James Ellroy dont le projet d’adaptation a été lancé il y a un an et demi.
Les aventures de Lisbeth Salander et du journaliste Mikael Blomkvist se sont imposées comme l’un des plus récents succès internationaux de librairie. “Les hommes qui n’aimaient pas les femmes”, “La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette” et “La reine dans le palais des courants d’air” ont été vendus à 2,3 millions d’exemplaires en Suède avant d’être traduits dans 25 pays, dont la France, où le succès fut relayé par les éditions Actes Sud.
Larsson avait envisagé une épopée en 10 tomes et l’on ne peut que regretter qu’il n’ait pas eu le temps de mener à bien cette tâche gigantesque. Victime d’un infarctus en novembre 2004, l’écrivain, décédé à l’âge de 50 ans, laisse une somme de plus de 2.500 pages et un quatrième manuscrit inachevé de 320 pages qui ne devrait pas être publié. Il laisse également, en France, un débat sur la traduction qui a été faite de cette trilogie. En avril 2008, Jacques Drillon avait noté les “bourdes” commises dans la retranscription du texte en français. Cela avait provoqué une réaction des traducteurs. Chacun pourra se faire son opinion dans cette polémique un peu oulbiée. Il n’en reste pas moins que l’oeuvre en version originale est magistrale et envoûtante.
La faire passer du papier à la toile demeure une excellente idée. Le premier tome de Millénium a fait l’objet d’un film réalisé par le Danois Niels Arden Oplev et diffusé en mai 2009. Une suite est prévue dans les salles avec une deuxième et une troisième parties annoncées suivant un calendrier rapproché cet été, les 30 juin et 28 juillet. En attendant Canal+ propose à partir du lundi 22 mars (en prime-time) de retrouver Salander et Blomkvist.
Six épisodes d’une heure et demie chacun, diffusés chaque lundi pendant six semaines et qui couvrent l’ensemble des trois oeuvres. Chaque tome est composé de deux épisodes, soit donc un total de trois fois trois heures, ce qui est un minium compte tenu de l’épaisseur de l’histoire. Les deux premiers opus reprennent le film augmenté d’une petite demi-heure. C’est l’occasion de retrouver Noomi Rapace absolument magnifique dans le personnage torturé et multiforme de Lisbeth Salander. L’actrice se coule avec une facilité déconcertante dans chacune des apparences de l’héroïne et ses transformations sont d’autant plus remarquables que Michael Nyqvist incarne, lui, un Blomkvist qui ne change jamais.
Au cours de ces neuf heures, le rythme demeure soutenu, la tension ne se relâche jamais. Aucun répit n’est offert au spectateur pour lui laisser le temps de souffler. On se dit que l’on est très loin de la représentation esthétique et presque poétique de la Suède que propose Branagh dans Wallander. On est cette fois livré à un milieu urbain, hostile, privé de nature où la question première est celle de la survie avant celle de la vérité. Les amateurs de romans policiers ne seront pas dépaysés, bien au contraire. Ils se retrouveront en territoire connu.
Chez Larsson comme chez Mankell, la violence plonge ses racines dans le passé. C’est là, sous les strates du temps que se cachent des actes inavouables appartenant à une époque dont les acteurs ont tout fait pour qu’on l’enterre et qu’on l’oublie. Chez Larsson comme chez Mankell (notamment dans “Le Retour du professeur de danse”), la respectabilité est perçue comme un paravent qui dissimule une réalité moins présentable. Ils rappellent qu’un pays ne doit jamais effacer sa mémoire et que la conscience demeure l’un des fondements de la vie d’une nation. Exhumer l’histoire revient à perpétuer la conviction (et l’assurance) que personne ne peut se considérer quitte des conséquences de ses actes."
(Dessin, Martin Vidberg)
et pour rire la bande annonce en VO
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Edocle- Sergio Leone
- Messages : 3743
Date d'inscription : 06/04/2010
Age : 78
Localisation : 92 Spaghetti Ville
Re: Millenium la série TV - 2009
Je ne sais que penser.
D'après mon pote Lucius Shepard (dont j'ai traduit deux recueils de nouvelles) :
Info ou gag ?
B
D'après mon pote Lucius Shepard (dont j'ai traduit deux recueils de nouvelles) :
Il ajoute que Stieg Larsson s'est inspiré de Fifi Brindacier, icône scandinave s'il en fut, pour créer le principal personnage féminin, et que l'adaptation ciné/télé est complètement passée à côté.Anyway, if you liked the books, or even if you didn't, the movies are pretty awful.
Info ou gag ?
B
Re: Millenium la série TV - 2009
Info, car il y est dit la même chose dans le Impact 4.
Trinita- Sergio Leone
- Messages : 6641
Date d'inscription : 06/04/2010
Age : 41
Localisation : Angers
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