Les Tuniques Bleues

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les Tuniques Bleues

Message  old timer le Jeu 11 Aoû - 22:50

On ne présente plus ce fleuron de la BD franco-belge...
(euh... 100% belge en fait, puisque scénarisée par Raoul Cauvin et dessinée par louis Salvérius puis Willy Lambil)



Une série western humoristique, mais très différente de son illustre ainée "Lucky Luke" puisque centrée exclusivement sur la guerre de Sécession. Même si certains albums se déroulent loin du front ils n'échappent pas au contexte de la guerre puisqu'il s'agit souvent de missions diverses au service de l'armée nordiste.

Il ne s'agit pas ici de discourir sur l'ensemble de la série (plus de 50 albums!) mais de revenir sur un fait qui m'a frappé récemment: il y a beaucoup de scènes de la série inspirées du cinéma , pour ne pas dire décalquées au détail près de certains westerns bien connus.
Je donne les quelques exemples qui me viennent à l'esprit:

- n°2 : Du Nord au Sud :raconte une expédition "commando" de quelques nordistes en plein territoire sudiste qui fait penser au film "les cavaliers" de John Ford avec notamment une même scène de dynamitage d'un pont de bois pour échapper à ses poursuivants.

- n° 5: les déserteurs: un groupe de soldats est coincé dans une cuvette au milieu du désert, cerné par les indiens. Ceux-ci entourent leur trou de lances destinées à permettre à leurs archers d'ajuster leur tir en plein milieu : scène issue directement de "Fort Bravo" de John Sturges

- n° 14 : Le blanc-bec : un jeune officier surprend un jeune indien qui est venu dans le Fort et le voyant s'enfuir, il lui tire dessus, au grand effroi de tous les autres soldats, qui lui font remarquer que ce n'est qu'un gosse : scène à peine transposée qu'on peut voir dans "Tomahawk" de George Sherman.

- n°17 : El Padre : Nos héros traversent le Rio Grande et Chesterfield se déguise en prêtre; ils arrivent dans un village mexicain rançonné par des bandits, et vont aider les peones à se rebeller contre leurs oppresseurs: non ce n'est pas un western Zapata, un faux prêtre qui organise la résistance, c'est bien sûr "la bataille de San Sebastian !

A noter que dans "Lucky luke" aussi il y a plein de références au cinéma; mais il y a une différence, je crois.
il s'agit de références de 2 natures: soit dans le dessin: Morris fait des caricatures d'acteurs de westerns très connus (Jack Palance, Clark Gable, Lee van Cleef...) soit dans le scénario: Goscinny a construit plusieurs albums comme des parodies à part entière d'un film en particulier. comme par exemple:
- la diligence: parodie "la chevauchée fantastique (même galerie de personnages chez les passagers)
- des rails pour la prairie: reprend "Pacific Express" (Lucky Luke reprend le role de joel McCrea: maintenir l'ordre sur le chantier)
- Le fil qui chante: idem c'est "les pionniers de la western Union"
- le 20ème de cavalerie: parodie les films de garnison notamment la "trilogie de la cavalerie" de John Ford

Dans les tuniques bleues il n'y a jamais cette volonté de parodier un film bien précis et donc de reprendre une histoire complète de film en la détournant (sauf peut-etre "El Padre" justement) mais la plupart du temps il y a emprunt de scenes de films, non pour en tirer des effets comiques, mais au 1er degré, comme des péripéties de l'histoire. Car le comique des "Tuniques bleues" réside plus dans les dialogues et les rapports entre personnages que des situations; il y a une vraie intention de dénoncer les horreurs de la guerre, donc le fond reste généralement sérieux (alors que dans Lucky Luke tout est léger et bien propre, jamais un seul mort!)
On pourrait donc parler de citations, ou de réminiscences chez Cauvin, et de parodie chez Goscinny. Mais à la base, dans les 2 cas, une solide cinéphilie soutient toute l'entreprise !

old timer
Sergio Leone

Messages : 1115
Date d'inscription : 20/05/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Tuniques Bleues

Message  Trinita le Mer 22 Aoû - 12:55

Avec presque un an de retard je viens de lire le dernier opus de la série.


Blutch et Chesterfield sont chargé par le Général Alexander d'acheter des chevaux car l'armée est en manque de chevaux frais. Ils doivent donc aller au Texas et acheter des monture aux Cheyennes. Mais ils devront faire attention car James Bourland un colonel sudiste sévis dans la région.

C'est une histoire assez plaisante à lire avec peut être un peu moins de gags que dans d'autres albums mais il y a toujours de l'humour avec les querelles entre les deux hommes et en plus il y a un nouveau personnage qui aura peut être de l'importance pour la suite de la série. Ce qui est bien également c'est qu'on quitte un peu les combats et on retrouve Fort Bow.
En plus de ça Lambil est toujours aussi bon niveau dessin.
Bref ce numéro 55 est assez réussi même si il est loin du niveau d'un Captain Nepel pour rester dans le contexte du Fort Bow.

_________________
Quand on n'a pas d'argent, faut utiliser son cerveau (Luigi Cozzi)
L'alcool peut être le pire ennemi d'un homme, mais la bible nous dit d'aimer nos ennemis (Frank Sinatra)
avatar
Trinita
Sergio Leone

Messages : 5494
Date d'inscription : 06/04/2010
Age : 34
Localisation : Angers

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum