...Et le vent apporta la violence - 1969 - Antonio Margheriti
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...Et le vent apporta la violence - 1969 - Antonio Margheriti
Une critique inédite après avoir revu le film sur le DVD M6. Elle est rédigée pour figurer sur mon blog, aussi je suis un peu pédagogue vers la fin, d'avance pardon. 

"Si l'innocence est récompensée par le bagne,
alors j'ai le droit de tuer !"
Gary Hamilton purge une peine de dix ans au bagne. Il est gracié et n'a qu'une idée en tête : se venger de la famille Acombar, qui l'a condamné pour un crime qu'il n'a pas commis. Alors qu'une tempête sans précédent va secouer la région, Gary va faire resurgir le passé que les Acombar avaient bien enfoui...

Klaus Kinski tient pour la première fois le rôle principal d'un western. Il récidivera l'année suivante dans Le goût de la vengeance, puis de nouveau il jouera les guest. Il est accompagné ici de Peter Carsten et de Marcella Michelangeli. Citons la présence de Guido Lollobrigida, le frère de Gina.

Le scénario est une classique histoire de vengeance et aucune scène ne viendra changer cette vieille recette. À la rigueur, le plus novateur c'est que Kinski joue un bon gars, innocent injustement condamné qui vient régler ses comptes. Mais alors quel est l'intérêt du film ? Il est dans la forme.

Gary n'est pas venu pour rigoler !
Déjà le titre italien à référence biblique E Dio disse a Caino (Et Dieu dit à Cain) annonce une atmosphère différente. Et c'est l'essentiel apport de ce film : son ambiance à nulle autre pareil dans le western italien.

La cloche de l'église qui sonne à intervalle régulier, le vent qui souffle en permanence sur la ville, les habitants calfeutrés, et les coups de feu qu'on entend sans savoir d'où ils viennent posent déjà une ambiance pesante. Ajoutez à cela un ranch en flammes, des apparitions par jeu de miroirs, des souterrains sous la ville et vous aurez tout ce qu'il faut pour que le film tourne au baroque.

Acombar père (Peter Carsten) aux prises avec Gary
La caméra de Margheriti, toute de zooms et de contre-plongées filme les jeux d'ombres et donne un caractère fantastique à l'ensemble. Toutes les scènes se passent de nuit et sont éclairées avec parcimonie, renforçant ce sentiment. D'ailleurs, le personnage de Kinski est pendant un moment vêtu à la manière de l'Ankou (la Mort dans les contes bretons).

Enfin, la musique de Carlo Savina, toute de violons et de trompettes vient parachever le tout avec une partition qui transmet la tension au spectateur.
Ces éléments font de ce film un des meilleurs westerns italiens hors Sergio Leone. Il a son propre style, et se démarque de la production courante. Il est sorti en DVD en France aux éditions SNC (M6). Courrez-y !

"Si l'innocence est récompensée par le bagne,
alors j'ai le droit de tuer !"
Gary Hamilton purge une peine de dix ans au bagne. Il est gracié et n'a qu'une idée en tête : se venger de la famille Acombar, qui l'a condamné pour un crime qu'il n'a pas commis. Alors qu'une tempête sans précédent va secouer la région, Gary va faire resurgir le passé que les Acombar avaient bien enfoui...

Klaus Kinski tient pour la première fois le rôle principal d'un western. Il récidivera l'année suivante dans Le goût de la vengeance, puis de nouveau il jouera les guest. Il est accompagné ici de Peter Carsten et de Marcella Michelangeli. Citons la présence de Guido Lollobrigida, le frère de Gina.

Le scénario est une classique histoire de vengeance et aucune scène ne viendra changer cette vieille recette. À la rigueur, le plus novateur c'est que Kinski joue un bon gars, innocent injustement condamné qui vient régler ses comptes. Mais alors quel est l'intérêt du film ? Il est dans la forme.

Gary n'est pas venu pour rigoler !
Déjà le titre italien à référence biblique E Dio disse a Caino (Et Dieu dit à Cain) annonce une atmosphère différente. Et c'est l'essentiel apport de ce film : son ambiance à nulle autre pareil dans le western italien.

La cloche de l'église qui sonne à intervalle régulier, le vent qui souffle en permanence sur la ville, les habitants calfeutrés, et les coups de feu qu'on entend sans savoir d'où ils viennent posent déjà une ambiance pesante. Ajoutez à cela un ranch en flammes, des apparitions par jeu de miroirs, des souterrains sous la ville et vous aurez tout ce qu'il faut pour que le film tourne au baroque.

Acombar père (Peter Carsten) aux prises avec Gary
La caméra de Margheriti, toute de zooms et de contre-plongées filme les jeux d'ombres et donne un caractère fantastique à l'ensemble. Toutes les scènes se passent de nuit et sont éclairées avec parcimonie, renforçant ce sentiment. D'ailleurs, le personnage de Kinski est pendant un moment vêtu à la manière de l'Ankou (la Mort dans les contes bretons).

Enfin, la musique de Carlo Savina, toute de violons et de trompettes vient parachever le tout avec une partition qui transmet la tension au spectateur.
Ces éléments font de ce film un des meilleurs westerns italiens hors Sergio Leone. Il a son propre style, et se démarque de la production courante. Il est sorti en DVD en France aux éditions SNC (M6). Courrez-y !

Sartana- Enzo G. Castellari
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Re: ...Et le vent apporta la violence - 1969 - Antonio Margheriti
J'ajoute que ce film a un frère jumeau : La horde des salopards..., western dans lequel Anthony Steffen éliine parfois ses ennemis de la même façon , en une nuit et pour un motif similaire...
A noter aussi que le rôle du fils Acombar est tenu par Antonio Cantafora , le futur Michael Coby :


Marcella Michelangeli / Peter Carsten

A noter aussi que le rôle du fils Acombar est tenu par Antonio Cantafora , le futur Michael Coby :


Marcella Michelangeli / Peter Carsten


Rex Lee- Sergio Leone
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Localisation: 19
Re: ...Et le vent apporta la violence - 1969 - Antonio Margheriti
Rex Lee a écrit:J'ajoute que ce film a un frère jumeau : La horde des salopards...
Non, non, non.
Le frère jumeau de ce film, c'est Un pistolero à Paso Bravo (Uno straniero a Paso Bravo, 1968), de Salvatore Rosso, avec Anthony Steffen et Eduardo Fajardo : les personnages portent les mêmes noms et le scénar est le même.
Etonnant, non ?
B

Breccio- Sergio Sollima
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Re: ...Et le vent apporta la violence - 1969 - Antonio Margheriti
Je ne parlais pas des noms mais des situations et du climat proche du fantastique ...Toutes ces scènes nocturnes , le héros vengeur qui apparait et disparait à loisir , la cloche qui sonne car un membre de la bande y a été pendu , la terreur qui peut se lire sur les visages , etc ...
Amicalement.
Amicalement.

Rex Lee- Sergio Leone
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Date d'inscription: 06/04/2010
Localisation: 19
Re: ...Et le vent apporta la violence - 1969 - Antonio Margheriti
Capture d'écran de comparaison entre le DVD français (M6) et le DVD allemand (EMS).
Le DVD allemand a un format incorrect (1.85:1).
M6 au-dessus, EMS en dessous:

Le DVD allemand a un format incorrect (1.85:1).
M6 au-dessus, EMS en dessous:


El Puro- Enzo G. Castellari
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JO- Sergio Leone
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JO- Sergio Leone
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JO- Sergio Leone
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Re: ...Et le vent apporta la violence - 1969 - Antonio Margheriti
Superbes images, superbes captures...

Rex Lee- Sergio Leone
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